Dauphiné Libéré Suite

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Category : Dauphiné Libéré

Dauphiné Libéré Suite

De retour au CHU de Grenoble, la journaliste du Dauphiné Libéré en profite pour faire le point sur notre situation.

Article paru dans le Dauphiné Libéré du 18/05/2017:

GRENOBLE/LA TRONCHE | Depuis plus d’un mois, l’intersyndicale demande le respect des instances

Le dialogue social va-t-il reprendre au CHU ?

Ils sont plutôt contents, les syndicalistes, que Le Dauphiné Libéré mette en avant le chantier colossal du Centre Hospitalier Universitaire Grenoble Alpes (CHUGA). «Les patients sont bien soignés dans cet hôpital », affirme Bernard BAGARRY, secrétaire de Sud Santé. « Mais sa modernisation se fait au détriment des conditions de travail des employés. » Tout est dit.

Ces derniers mois, quand les syndicats s’opposent et contredisent, ils n’ont pas l’impression d’être pris au sérieux. Voyant les mesures appliquées malgré leurs avis émis en instances, toutes les structures syndicales du CHU (SUD, DEFIS, FO, CFDT, UNSA, CGT) ont décidé de ne plus siéger.

« Nous attendons un protocole d’accords ce vendredi. »

Une première rencontre expéditive avec la directrice générale, Jacqueline HUBERT, a eu lieu le 10 avril. Plus d’un mois après, ce mardi 16 mai c’est la directrice générale adjointe, Stéphanie FAZI-LEBLANC, qui a reçu l’intersyndicale pendant 5 heures. Cette durée est encourageante mais il manque encore des engagements.

« Nous attendons, ce vendredi, un protocole d’accords sur le respect des droits des salariés, notamment sur les plannings, une politique de management respectueuse de la qualité de vie au travail, un moratoire sur les dérogations horaires qui se généralisent [Le fait de faire des journées de 9 heures, voire plus, NLDR] et le respect des instances de consultation », affirme Michel BONIFAY, secrétaire CFDT.

Prenons les choses dans l’ordre. La gestion des plannings déjà compliquée, peut facilement devenir un moyen de pression qui concourt (entre autres) à ce management « à la peur » dénoncé par les syndicats. « Nous avons le droit à 3 semaines consécutives entre juin et septembre. Aujourd’hui, la majorité des services ne peut prendre que 2 semaines, voire 1, pour « impératif de service », explique Odile BLANCHET de Sud Santé.

Pour illustrer la dureté du management, les membres de l’intersyndical ont aussi « présenté des témoignages et des faits réels ». « Nous avons demandés des engagements précis en matière de respect de la réglementation », insistent-ils.

Les dérogations horaires sont un autre point sensible. La journée de 8 heures s’allonge au CHU. « Environ 26% des salariés de l’hôpital sont concernés par ces dérogations, surtout dans les services de soin. » Elles font partis de ces sujets en instances syndicales et mises en place malgré leurs avis, d’où ce sentiment d’être méprisés et l’appel insistant au respect des instances.

Les syndicats voudraient reprendre le dialogue, mais attendent des garanties ce vendredi.

Celia AMPHOUX.

 

 Affaire à suivre…


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